L’Equilibre de Dante (la cover, au grand complet)

 

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La Compagnie Pazù tome 3

Je viens à l’instant de mettre un point final à une nouvelle aventure de Pazù et sa troupe théâtrale. Il s’agit du 3ème tome et je lui ai donné ce titre : « La Vouivre des Visconti ».
J’ai un petit pincement au coeur chaque fois que j’écris le mot « fin », mais cette fois, je me sens vraiment triste.
La disparition d’un personnage que l’on côtoie depuis plus sept années est toujours douloureuse, surtout si son départ a été planifié de longue date.
L’auteur attend, attend le moment inéluctable où l’être qu’il a créé va s’en aller, jouant d’artifices, se cachant derrière des impératifs de la vie courante pour retarder sa sortie.
Il m’aura fallu trois ans et demi pour y arriver…

 

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L’Equilibre de Dante

53877616_10215767746759105_2160422357238284288_nL’histoire que vous allez lire est celle d’une femme qui a eu plusieurs vies.

La première, la plus étrange, est celle d’une fille destinée à apprendre les Arts du plaisir.

La seconde, la plus dangereuse, est celle d’une intrigante et d’une voleuse, contrainte d’épouser un Grand d’Empire.

La troisième, la plus obscure, est celle d’une prisonnière enfermée parmi la lie de l’humanité.

La dernière, enfin, est celle d’un symbole.

Elle s’appelait Axenne.

(Ouvrage à paraître Chloé Chloé des Lys en 2020)

 

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L’Equilibre de Dante – essai de couverture 1

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Un septième tome pour Gedene…

… et la fin du Cycle de Séliandre débuté en 2010 avec la sortie du Triangle Sous le Sable.

Ça y est, le Comité de lecture de Chloé des Lys a accepté de publier mon manuscrit (L’Equilibre de Dante), le 7ème opus de ma série intitulée « Grandeur et Décadence de l’Empire de la Nouvelle Ere ».

La couverture devrait être retravaillée et le texte doit être corrigé.
J’espère que l’ouvrage sera publié avant la fin de l’année.

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La Compagnie Pazù (extrait du premier tome)

La longue silhouette noire se dressait de toute sa hauteur.

Un corbeau ouvrait ses ailes d’une identique couleur.

Elle n’était qu’un petit corps livré aux tourments incessants.

D’un percepteur à qui l’avait confié ses parents.

 

 

La litanie accompagnait les évènements qui se succédaient dans son esprit comme les airs de flute du muet lors de leurs représentations publiques. Dans ses songes, comme dans la réalité, elle grinça des dents. Là-bas, elle se revit grimper quatre à quatre l’étroit et glissant escalier de la petite église. Malgré sa jeunesse, elle était essoufflée, mais point de fatigue. Si elle était épuisée, c’était de la vie qu’on lui faisait mener.
« Je ne crois pas en Dieu, les Anges et la Sainte-Trinité » avait-elle déclaré un jour au curé qui se chargeait de sauver les âmes des paroissiens.
Si l’homme était d’un naturel bon enfant, il ne pouvait cependant fermer les yeux sur un tel blasphème. Il avait appelé les géniteurs de l’enfant – de fervents croyants qui assistaient à tous les offices – et leur avait répété les mots de leur gamine. Le père avait manqué de crever là, sur place, quant à la mère, elle avait éclaté en sanglots. Ils ne comprenaient pas, ils avaient eu beaucoup d’enfants avant Anasofia et aucun n’avait jamais proféré de telles horreurs. À présent qu’ils étaient presque tous morts, la mère les plaçait tous à droite du Saint-Père. Elle avait oublié qu’Igniacio se battait tout le temps avec les enfants du village et qu’il avait cassé les dents de devant du gamin du fermier d’à-côté, que Franco avait volé le curé et que l’ainé, Roberto, avait violé une fille le jour de la Saint Jean.
Le curé avait pris la gamine à part et lui avait expliqué que jamais elle ne monterait au Paradis si elle rejetait Dieu. Elle avait ri comme s’il lui racontait une plaisanterie. Peut-être n’aurait-elle pas dû. Mais du haut de ses quelques années, elle n’avait pas mesuré l’importance de sa trop vive réaction.
Le prêtre, juste parce qu’il était trop bon, l’avait envoyée chez l’AUTRE. Celui-là était un monstre. La Grande Noire l’avait marqué de manière indélébile. S’il n’avait pas succombé à l’épidémie, son visage – et peut-être également le reste de son corps, elle n’avait pas été tentée de vérifier – restait maculé de ganglions qui, s’ils n’étaient plus purulents, n’en restaient pas moins inquiétants. Il avait également des yeux terribles cerclés de rouge. C’était un regard qui s’était fixé sur la mort et qui n’avait pas cillé.
Elle avait connu son nom. Pourtant, elle ne l’avait jamais appelé autrement que « Fratello Corvino », le frère corbeau. Il la terrifiait. Bien entendu, il Corvino appliquait de très durs châtiments corporels, mais ses tourments non physiques étaient pires encore. Il avait décidé de la ramener dans le droit chemin, quoiqu’il lui en coûte, persévérant pendant six mois, jusqu’à ce qu’Anso grimpe jusqu’au clocher et se laisse choir dans le vide. Elle avait rebondi sur quelque chose, sans doute était-ce pour cela qu’elle se s’était pas tuée.

 

Lasse de son zèle, la pauvre petite

N’ayant d’autre recours que la fuite

Grimpa le plus haut qu’elle put

Se livrant aux vents, d’un coup, elle chut.

 

On emmena son corps au cimetière

Aux côtés de ses sœurs et frères

Mais au moment où on l’enterra

Elle se redressa soudainement et hurla.

L’assemblée se montra épouvantée

On la dit possédée et marquée

Sur un bûcher, on décida de la monter

Et comme une sorcière de la brûler.

 

« Sorcière ! ».

De la terre dans les cheveux et dans la bouche, Anasofia s’était laissée tirer de la tombe fraichement creusée d’où elle s’était relevée jusqu’au village en émoi.
On criait autour d’elle en la frappant avec des verges humides. Elle avait mal partout.
Ses os étaient brisés.
Elle ne savait plus marcher.
Les hommes la trainaient à leur suite.
Elle aperçut son père parmi la foule de ceux qui l’insultaient

« Sorcière ! ».

On lui jetait des cailloux, certains atteignaient leur cible, mais la plupart se perdait sur le chemin, rebondissant dans la poussière.
Elle pleurait, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
Elle se rappelait avoir sauté, en revanche, le reste était plongé dans l’obscurité la plus totale.
Fratello Corvo attendait sur le porche de l’église, les bras croisés sur maigre poitrine. Il n’avait pas l’air en colère, il paraissait juste déçu.
Un bref instant, Anso se demanda quel mal elle avait encore fait.
On l’attrapa par les cheveux qu’elle avait encore longs à cette époque, pour la jeter aux pieds du curé. Si elle entendit les vociférations des villageois, elle n’en comprit plus un mot. Ses oreilles bourdonnaient comme si elle s’était fourrée en-dessous des cloches lorsqu’on sonnait l’appel de la messe.

« Sorcière ! », c’était tout ce qu’elle percevait du vrombissement constant.
La fillette comprit seulement ce qui allait lui arriver quand on jeta des fagots sur la place.

 

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Mallaurig’s bridge

PTE Luiz I, Porto, Portugal

Si j’avais été à Porto avant d’écrire Mallaurig, j’aurais pu m’en inspirer pour créer ce pont entre les deux villes.

 

 

 

 

 

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