« Gabiel » – première partie

Nouvelles de l'EstJe vous propose aujourd’hui une nouvelle issue de mon recueil intitulé « Nouvelles de l’Est » sorti début 2012 chez Chloé des Lys. Elle s’intitule « Gabiel ». Elle est dédiée à tous ceux qui aiment les livres.

Le texte étant long, je vous propose de le découvrir en deux fois.

 

 

 

Les livres avaient leur propre langage, ils étaient animés de leur propre existence, nul n’en avait plus conscience que le Frère Gabiel quand il se retrouvait seul dans le Codex Scriptorium du Saint-Siège.
Depuis que la maladie lui avait fait perdre l’usage de la plupart de ses membres, il avait trouvé dans les livres le réconfort qu’il ne trouvait plus auprès des Dieux. Il avait pris l’habitude de les écouter et leur longue litanie l’apaisait. Sa silhouette autrefois allongée, à présent brisée en plusieurs morceaux par le mal, se traînait douloureusement contre les travées, projetant une ombre tordue sur les murs et les rayonnages.
Parfois, il s’asseyait devant un bureau et, à la lueur d’une lampe, consultait l’un ou l’autre livre à la couverture discrète, mais la plupart du temps, il allait et venait dans la salle, traînant son pied invalide derrière lui, agitant malgré lui des mains tordues qui ne lui répondaient plus.
Il n’arrivait plus à travailler comme avant et devait déployer des trésors de patience quand il désirait compulser un ouvrage. Ses doigts paralysés, recroquevillés en serres de rapace, peinaient à tourner les pages et refusaient catégoriquement de le secourir quand il voulait attraper un livre sur une étagère. Son métier devenait dangereux quand, juché sur une échelle, à plus de trois mètres du sol, il tentait de saisir l’un ou l’autre incunable aussi précieux que pesant.
Sa demande d’aide avait été refusée ; son supérieur, Fra Lorenzo, avait jugé impensable qu’une autre personne pût pénétrer et évoluer à sa guise dans la grande bibliothèque du Saint-Siège comme le faisait le Frère Gabiel. Il avait préféré voter un budget pour équiper le religieux d’un fauteuil à bras mécaniques.
Lorsqu’il l’avait vu la première fois, Gabiel en avait éprouvé une rage folle envers son supérieur hiérarchique. Il avait clopiné jusqu’à son bureau aussi vite que lui permettaient ses membres et avait écarté d’un geste impérieux les dragons qui s’opposaient à son entrée fracassante.
Fra Lorenzo, le Haut-Diacre responsable de la Censure n’avait pu faire autrement que de sortir de son bureau pour calmer celui qu’il avait blessé à son insu. Patiemment, il lui avait expliqué la raison de son choix. Ce fauteuil à la technologie avancée avait été spécialement conçu pour lui et il ne devait, en aucun cas, se sentir heurté par l’acte.
Gabiel avait trente-cinq ans quand la maladie était venue s’insinuer dans son corps. Peu à peu, elle avait gagné du terrain et en grignotait chaque jour davantage.
Un jour, il ne pourrait même plus se lever seul de son lit. Cela prendrait peut-être un, cinq ou dix ans mais en attendant, il refusait d’être pris pour un invalide. Il voulait donner à son corps la chance de lutter encore.
Fra Lorenzo avait été ému par le combat du Frère et lui avait promis qu’on rangerait cette chaise dans l’office de maintenance de la Grande Bibliothèque jusqu’à ce que le principal intéressé finisse par la réclamer. Gabiel avait accepté cette décision en espérant qu’il mourrait avant d’en être réduit à s’y plier.
Bon gré mal gré, Gabiel avait poursuivi sa lourde tâche, sans aucun support.

Son rôle consistait à référencer les livres de la Bibliothèque principale mais également du Codex Scriptorium, la bibliothèque obscure qui renfermait les ouvrages prohibés. Lui seul avait accès à cette partie du bâtiment située en deçà de la grande salle de lecture. Il y accédait par empreinte vocale et rétinienne.
Deux autres personnages du Saint-Siège avaient également la permission d’y pénétrer : Fra Lorenzo de la Censure et le Neo-Cardinal, la plus haute instance religieuse de l’Empire de la Nouvelle Ere.
Le Frère Gabiel avait reçu l’interdiction formelle de compulser le moindre livre interdit. On lui avait fait comprendre les tourments auxquels il s’exposait en cas de désobéissance. L’homme ne craignait plus la souffrance, il la côtoyait tellement depuis ces dernières années pour la redouter encore. Par contre, la perspective d’une mauvaise réincarnation l’effrayait davantage. Il avait passé cette vie à se supporter, sachant qu’il payait certainement pour un cycle antérieur. Il avait voué son existence au Culte sans jamais s’écarter du chemin, sans donner la possibilité aux divinités de se montrer mécontentes. Il espérait que la prochaine vie serait plus calme en raison de ses sacrifices. Jusqu’à présent, il avait réussi à éviter tous les pièges et il s’efforçait d’amadouer Furia, la Déesse de la Justice et Mérimée, la patronne des Mânes. Il référençait les ouvrages du Codex Scriptorium avec d’immenses précautions et s’était fabriqué des œillères à toute épreuve. Le Saint-Siège semblait content de lui, il ne voulait le décevoir.

Cette nuit-là, le Frère Gabiel ne trouvait pas la force de se concentrer sur sa tâche.
Pendant la journée, il avait été consulter le révérend-docteur du palais et avait reçu une nouvelle qui l’avait ébranlé alors qu’il pensait s’être constitué une carapace solide. Le verdict du médecin avait été terrible : si la maladie évoluait au même rythme, dans un an, il serait mort. Quarante-trois ans, c’était un âge où l’on ne pouvait pas mourir, mais Gabiel souhaitait l’accueillir à bras ouverts. Il était conscient de son sort inéluctable depuis qu’il avait entendu le terme « démyélinisation » et avait fini par l’accepter.
A présent qu’il avait connaissance de la date où ses cendres seraient éparpillées dans le mérime de sa famille, il n’était plus sûr de voir sa sortie du monde des vivants d’un œil optimiste. Il lui restait tellement de travail à la Bibliothèque, il n’aurait jamais terminé l’année prochaine.
Davantage que le révérend-docteur, l’ordre émanant de Fra Lorenzo avait achevé le malheureux recenseur.
Un Frère de l’Ordre de la Censure avait reçu les droits d’accès du Neo-cardinal en personne pour apprendre le métier et reprendre le flambeau quand le jeune vieillard ne serait plus.
Gabiel ne voulait pas se battre contre cette décision, d’abord parce qu’il était fatigué de lutter, ensuite parce que cela ne servait pas à grand-chose. Il ne s’agissait guère d’une punition. Ce qui tourmentait surtout Gabiel, c’était de s’imposer la présence d’un novice à qui il devrait tout apprendre. Il n’était pas formé pour cela et ne se sentait pas la vocation d’un pédagogue. Qui plus est, il lui restait tellement de travail avant que ses derniers membres le trahissent et il souhaitait achever le classement de la travée XXIII.
Fra Lorenzo avait été clair sur ce point : ce jeune Frère arriverait très bientôt. La date n’avait pas encore été avancée mais, d’après le Haut-Diacre, il ne manquait plus que la signature de l’Imperator.
Gabiel avait obtenu quelques renseignements de son responsable sur le nouveau venu. Il se nommait Frère Zitov et était issu de la Province des Sumites. Il avait étudié la théologie dans la Fratrie scolastique de Granada et s’était orienté vers l’exégèse littéraire. Son profil était celui recherché par les Frères du Pardon et les Censeurs mais il n’avait pas encore effectué son choix. Appartenant au second Ordre, Gabiel avait espéré qu’il en soit également ainsi pour le jeune homme. Qu’il n’ait pas encore choisi sa voie le rassurait quelque peu . Il n’aurait pas à subir la pression des Haut-Diacres. Gabiel pensait à la venue du Frère davantage qu’à son propre trépas.

Il arpentait les rayonnages avec fébrilité, jetant des regards inquiets aux dos des livres comme s’il craignait leur colère.

–                    Je ne vous abandonne pas, mes amis, chuchota-t-il en prenant à part un Incunable coincé entre deux ouvrages à la reliure en lambeaux. Ne croyez point cela. Il se trouve que je vais devoir partir pour un certain temps… Il se peut que vous soyez très vieux et moi très jeune quand je reviendrai…

Il était très peu probable que les Dieux lui autorisent une réincarnation similaire mais il ne voulait négliger aucune possibilité. Il leva une serre vers le cuir d’un livre plus haut que large, le Traité de géographie, et le caressa doucement de ses phalanges paralysées.
Gabiel travaillait seul et depuis trop longtemps dans cette pièce pour que la décision du Nieland, le Domaine des Dieux, le laisse indifférent. Il n’accédait au Codex Scriptorium que la nuit venue, quand les Frères censeurs avaient quitté la Bibliothèque du Saint-Siège.
Gabiel n’avait pas de relations et n’avait pas le temps d’en entretenir. Son seul contact durable au Saint-Siège était Fra Lorenzo mais il voyait en lui plus un responsable qu’un ami. Pourtant, le Haut-Diacre avait tenté de le convier à maintes reprises mais le recenseur se retranchait généralement derrière son travail pour décliner les offres de son supérieur. Si on lui arrachait ses livres, on l’amputait purement et simplement de la moitié de son cœur.

Il s’arracha à la contemplation du Traité de géographie et se traîna jusqu’à sa table de travail. Son ordinateur allumé attendait patiemment qu’on veuille bien le mettre à contribution. Il posa sa main droite sur le bois du meuble et laissa l’autre reposer entre ses cuisses. D’un air morne, il relut les dernières lignes qu’il avait dictées à la machine. Ensuite son regard se porta sur le second écran qui reprenait les codes du Saint-Siège. Le programme l’observait comme un fauve en embuscade. Il soupira avant de poursuivre son travail.

–                    De Vita Caesarum, date inconnue. Auteur : Caius Suetonius Tranquillus. Travée XII, rayonnage quarante-deux. Classé orange. L’Histoire sacrée, date inconnue. Auteur : Sulpicius Severus. Travée XII, rayonnage quarante-deux. Classé rouge.

Il poursuivit quelques instants son énumération avant de s’arrêter. Décidément, il n’arrivait pas à focaliser son attention plus de dix minutes.
Pendant des années, il avait recensé ces ouvrages d’une époque révolue, miraculeusement épargnés par les Dieux et rassemblé dans le Codex Scriptorium à l’abri des regards du peuple.
Fra Lorenzo lui avait signalé à quel point son travail était important même si le Frère ne comprenait pas toujours à quoi il pourrait servir.
Les codes édictés par le pouvoir variaient de l’orange au rouge, une monotonie qui ne lui avait jamais pesé jusqu’à aujourd’hui. Mais à présent qu’il voyait les deux écrans flottant devant ses yeux comme d’improbables vaisseaux fantômes, il se demandait à quoi il avait servi durant tout ce temps. Il ferma les paupières comme s’il était aveuglé par un soleil trop fort puis secoua la tête. Il se sentait un peu nauséeux. Les médicaments dont on le gavait devaient l’abrutir et lui obscurcir le jugement. Malheureusement, il en était aussi dépendant que l’être humain l’était de l’oxygène. Les drogues lui permettaient de vivre sans hurler de douleur. Il prit une profonde inspiration et essaya de se focaliser à nouveau sur son labeur. Une dizaine de « codes rouges » défilèrent avant que le Frère Gabiel se laisse glisser sur sa chaise. Il fallait s’y résoudre : il n’arriverait à rien ce soir. Le nom du trublion lui revenait toujours en tête comme un boomerang lancé indéfiniment.

ZITOV. ZITOV. ZITOV.

L’espace d’un instant, il se demanda à quoi il ressemblait. Quand il avait appris sa venue, Gabiel avait préféré jouer les vierges effarouchées plutôt que de s’intéresser à son sort. Le Haut-Diacre Lorenzo avait réussi à lui lancer deux ou trois informations avant que le religieux clopine, avec toute la dignité dont il était capable, vers la porte de sortie. A présent, il le regrettait. Son imagination, la seule partie de son corps qui ne lui avait fait défaut jusqu’à présent, tournait à une vitesse folle. Il construisit un visage rond, pourvu de lèvres charnues et de petits yeux en amande. Puis il songea à des traits carrés et un nez camus.

Zitov. Ce nom à consonance barbare commençait à éveiller en lui les pires craintes.
Depuis un an, le péril venait de l’Est.

Les « oreilles » du Saint-Siège avaient rapporté que le Grand Drakken de l’Aquila avait fait dresser des tours de défense derrière la frontière et avait rapatrié des troupes de toutes ses provinces. Elles se massaient actuellement à moins de cent kilomètres de la première ville de l’Empire. Nul ne savait ce qui se tramait chez les barbares de l’Aquila et c’est sans doute cette incertitude qui rendait le climat du Saint-Siège irrespirable.
Gabiel qui suivait les informations avant de se coucher, avait une idée bien arrêtée sur la question.
Les barbares de l’Aquila étaient des monstres sanguinaires qui violaient les femmes, égorgeaient les enfants (l’inverse était également vrai) et idolâtraient des Dieux impies. Le Frère les avait condamnés comme bon nombre de ses concitoyens.
L’idée d’un espion au Saint-Siège n’était pas dénuée de sens.
Gabiel coula un regard douloureux et inquiet en direction des livres dont il avait la garde.

–                    Le Grand Drakken caresse peut-être l’idée de vous dérober, mes chers livres… chuchota-t-il en laissant passer un frisson.

Il se leva, grimaçant de douleur, puis clopina jusqu’au meuble le plus proche auquel il s’accrocha.

–                    Il envoie un de ses hommes, déguisé en Frère, pour dérober vos secrets. Il prépare son infiltration depuis longtemps car il sait que la vérité est entre vos pages. Ils ont fait la gloire de notre Empire, la sagesse de nos dirigeants, la force de notre armée. Ils sont tout, ils sont t…

Gabiel cligna des yeux comme s’il s’éveillait d’un rêve. Il se rendit compte qu’il était littéralement couché sur la bibliothèque et qu’il étreignait, tant bien que mal, les reliures de cuir. Sa joue était collée sur un ouvrage dont le titre se détachait nettement de la tranche.

–                    Guerre et paix, lut-il à haute voix en détachant chaque syllabe.

Il ignorait le contenu de cet ouvrage comme tous ceux de cette vaste salle d’ailleurs. Il n’avait pas le droit de les ouvrir, il ne pouvait que les référencer.
Gabiel se détacha lentement de la travée et s’en retourna vers son bureau. Il s’installa devant son écran et poursuivit sa tâche.
Jusqu’à son coucher, au petit matin, le nom de Zitov ne quitta pas son esprit.

***

Il avait mal dormi. Les songes l’avaient davantage assailli que bercé et, quand il s’était levé, il avait eu l’impression d’avoir passé la nuit dans une taverne à boire de l’alcool et à la terminer par une rixe entre mercenaires. Il se hissa avec beaucoup d’efforts sur le sommier et ferma les yeux.
Le nom de son remplaçant naviguait toujours dans un coin de sa mémoire comme un bateau pris de la tourmente.

Zitov.

Il fallait qu’il aille voir Fra Lorenzo, qu’il lui explique les doutes qui l’assaillaient. Au pire passerait-il pour un idiot ! Il consulta l’heure et constata qu’il n’avait que très peu dormi. Son travail commencerait à la Dixième Heure de la nuit, lorsque les derniers Frères quitteraient la bibliothèque pour gagner le dortoir. D’habitude, quand il se réveillait si tôt, il préparait son travail de la nuit, parcourant la base de données, corrigeant çà et là les rares fautes de frappe ou dressant l’état des lieux. Ce matin, il ne s’en sentait guère la force.
Il fit rapidement un brin de toilette puis sortit de sa cellule.
Il logeait dans les combles de la Grande Bibliothèque dans un minuscule deux pièces que le Collège des Hauts-Diacres lui allouait gracieusement. Un escalier en colimaçon débouchait dans son salon-salle à manger-chambre et il l’emprunta pour rejoindre le second étage. La descente lui prit dix minutes alors qu’elle en aurait pris vingt fois moins pour un homme en bonne santé et il se retrouva parmi les premiers rayonnages.
Gabiel soupira en pensant qu’il n’avait pas encore commencé à recenser ces ouvrages et qu’il n’aurait sans doute jamais le temps de s’y attaquer.
Cet étage était quasi-vide et les rares Frères qui y travaillaient le regardèrent se traîner avec curiosité. Il ne leur en voulut pas ; Gabiel n’était pas un visage connu au Saint-Siège et bien peu l’avaient déjà croisé dans les couloirs des administrations.
Il fit comme si de rien n’était et entreprit de descendre le second escalier. Les marches étaient plus classiques mais il conçut les mêmes problèmes pour les descendre. Du reste, personne ne s’inquiéta de lui venir en aide.
Le bureau de Fra Lorenzo se situait dans un bâtiment voisin de celui de la bibliothèque. Il fallait franchir un patio, remonter quelques marches puis traverser un long couloir pour y parvenir. La maladie de Gabiel l’obligeant à prendre des pauses régulières, il n’arriva devant la porte qu’à la moitié de la Première Heure de l’après-midi. Le dragon de faction l’informa que Fra Lorenzo était sorti déjeuner et qu’il ne rentrerait pas avant une bonne heure. Il avait ensuite une réunion avec les Hauts-Diacres puis une seconde avec les Frères Supérieurs de son ordre. Gabiel sentit le courage se dérober. Qu’à cela ne tienne, il se rendrait au Collège. Il n’avait  que la Place de la Nouvelle Ere à traverser.
Il prit son courage à deux mains et claudiqua vers la sortie. Il croisa maints regards étonnés et fut même contrôlé par les dragons qui lui demandèrent son identité.
Les Frères d’Imil chantèrent la Deuxième Heure quand il se présenta aux portes du Collège. Un duo de Rédempteurs, la garde diacrale, lui interdit le passage. Gabiel ne possédait pas les accréditations nécessaires pour franchir la sécurité et on le lui signifia clairement.

–                    Je dois parler à Fra Lorenzo, cria-t-il d’un ton hautain.

–                    J’en doute, répondit l’un de soldats d’élite de sa voix la plus glaciale.

–                    Dites-lui que le Frère Gabiel veut lui parler immédiatement, reprit-il sans se départir de sa morgue. Je suis sûr qu’il me recevra.

–                    Veuillez reculer, Frère, ordonna le second Rédempteur en s’avançant d’un pas.

–                    Je travaille à la Grand Bibliothèque et j’ai le droit de parler à mon supérieur.

–                    Veuillez reculer, Monsieur, répéta le soldat, plus menaçant.

Il porta tout doucement sa main droite à sa ceinture sans que Gabiel le remarque. Son regard était trop fou pour pouvoir s’accrocher à quelque chose.

–                    MENEZ-MOI IMMEDIATEMENT A FRA LORENZO !!! hurla le religieux en pointant un doigt presque mort en direction de la porte dans le dos des Rédempteurs.

La réaction du Rédempteur fut d’une rapidité sans égale. Il dégaina son arme non létale, la pointa en direction du religieux et lui envoya une décharge. Gabiel roula des yeux et s’écroula lourdement sur les pavés.

La suite bientôt.

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