Mallaurig – extrait

Mallaurig, mon septième roman, est sorti le 24 mai aux Editions Cactus Inébranlable.
Si vous désirez l’acquérir, vous pouvez soit me contacter (gauthier.hiernaux@hotmail.be) soit contacter mon éditeur (cactus.inebranlable@gmail.com). Il revient à 16€. En outre, les frais de port son gratuits en Belgique pour toute commande entre le 25 mai et le 30 juin. Profitez-en!  

Voici un petit extrait pour vous mettre l’eau à la bouche. Bonne lecture! 

 

Quelque chose m’a tiré d’un profond sommeil.
Un bruit, une voix, un bourdonnement, une lueur trop forte.
Qu’importe.
Je me réveille d’un coup, en sursaut, comme si on avait pressé un interrupteur.
Mon cœur bat la chamade, j’en ressens les effets jusqu’à mes tempes qui pulsent douloureusement. J’ai l’impression que ma tête va imploser et envoyer des éclats de crâne et cervelle un peu partout. J’essaie de me calmer. J’aspire autant d’air que possible. Je tousse, je crache. Une odeur lourde et métallique m’agresse.  
Au plafond, une ampoule nue oscille de droite à gauche, projetant des flashs de lumière sur les murs.  
Je cligne des yeux. Mes paupières brûlent. Je lève une main pour essuyer la sueur qui coule et qui m’empêche de me concentrer. Au moment où mes muscles se tendent, je comprends que quelque chose ne va pas. Ma main est trop pesante. Elle tient un objet lourd et encombrant. Lentement, je ramène à mes yeux ce que je serre dans mon poing.
L’objet est en métal, en forme de « D » et pourvu de petites dents pointues sur son côté le moins arrondi. Une scie. Elle est poisseuse. Sur quoi étais-je en train de travailler ?
Mes yeux se détachent lentement de la mâchoire de l’outil et se fixent sur le paysage immédiat.
L’ampoule se stabilise doucement et éclaire davantage le centre de la pièce. Une table sur laquelle repose l’objet de mon travail.
C’est une femme.
Sa poitrine pointe encore fièrement, malgré les outrages qu’elle a subis. Elle me lance un regard étonné, comme si elle voyait pour la première fois ses formes généreuses de si près. Je recule d’un pas, lâche la scie qui rebondit sur le sol dans un fracas épouvantable. Je me prends les pieds dans les sacs en plastique qui jonchent le sol. Il s’en faut de peu pour que je me fracasse la tête sur le sol.
Je panique. Je suis à deux doigts de hurler. 
Mais à ce moment-là, mon esprit bascule. 
Je pars avec une pensée : il est revenu et il a recommencé à tuer.

 

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2 commentaires pour Mallaurig – extrait

  1. Gilles dit :

    Aïe ! Aïe ! pourquoi tant de haine ?

    « J’ai l’impression que ma tête va imploser et envoyer des éclats de crâne et cervelle un peu partout. »
    L’implosion est l’inverse de l’explosion. Elle se produit lorsque la pression externe à un objet est plus grande que celle à l’intérieur et que cette différence est assez grande pour briser la résistance mécanique de ce dernier. Elle se produit soudainement au point de rupture de la résistance et projette les débris vers l’intérieur de l’objet.

    « L’ampoule se stabilise doucement et éclaire davantage le centre de la pièce. Une table sur laquelle repose l’objet de mon travail.
    C’est une femme.
    Sa poitrine pointe encore fièrement, malgré les outrages qu’elle a subis. Elle me lance un regard étonné, comme si elle voyait pour la première fois ses formes généreuses de si près »

    Elle me lance un regard étonné (…) Euh…si on t’a coupé une partie du corps avec une scie à métaux, je ne crois pas que l’on soit encore capable de jeter un regard étonné sur les choses… C’est une comédie ?

    « Mais à ce moment-là, mon esprit bascule.
    Je pars avec une pensée : il est revenu et il a recommencé à tuer. »
    J’arrive pas à suivre…ça part dans tous les sens…

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